Center Parcs, Minatec, STMicro, Arkema… ou l’emploi, mode de vie

jeudi 30 avril 2015 par Pièces et main d'œuvre

Samedi 2 mai 2015, les groupes en lutte contre Center Parcs à Roybon appellent à un rassemblement au parc Hoche à Grenoble, à 11 h.
Un débat aura lieu à 14 h autour de l’avenir du travail (chantage à l’emploi, croissance illimitée, informatisation globalisée... pour quoi faire ?) avec notamment des membres d’Ecran Total.

En prélude, voici une contribution sur "L’emploi, mode de vie"

1. Que l’emploi soit la version salariée du servage et de l’esclavage, c’est ce que savaient les hommes fiers et libres qui résistèrent quatre siècles à « la roue de l’histoire » ; à l’asservissement salarié dans l’organisation scientifique de la production, et bientôt de la vie. Quatre siècles de vagabondage de masse entre l’appropriation des communaux par la bourgeoisie et l’instauration de la tyrannie industrielle. On sait qu’il fallut les galères, le gibet, les « workhouses » et les travaux forcés pour réduire les masses vagabondes à l’usine et à l’emploi salarié. Quatre siècles de guerre de classes.

Du point du vue marxiste et progressiste, ces pendus, ces forçats, ces galériens sont des conservateurs qui s’efforçaient de garder « la position perdue de l’artisan du Moyen Âge » (cf. Le Manifeste du Parti communiste). Aussi choquant que cela puisse être pour la mentalité collectiviste – privée ou publique - il semble, qu’autant que possible, chacun veuille être son propre maître et se suffire à lui-même, ne dépendre ni d’un supérieur ni d’une organisation. Il fallut la destruction de la base matérielle de cette indépendance (les communaux, la nature), et ces quatre siècles de dressage par la faim et la terreur, pour aboutir au salariat et former cette classe dont le parti du « socialisme scientifique », le parti de l’Etat et du « service public », s’arroge encore la direction. Pour les progressistes, ces vagabonds, mendiants, voleurs et briseurs de machines étaient – et sont toujours - des « réactionnaires ». Soit. Mais alors, quel mal y avait-il à réagir ? C’est seulement depuis qu’ils sont réduits à merci que l’on voit les gens du peuple « se battre pour l’emploi » et mendier au pouvoir les moyens de leur survie : salaires, allocations - et revenu universel pour les plus en pointe de nos techno-progressistes.
(...)

(Pour lire le texte intégral ouvrir le document ci-dessous).


L’emploi, mode de vie
Version prête à circuler
149.6 ko