La Marée verte et ses épaves (2)

2- Les technocrates contre l’« écologie »

samedi 17 septembre 2022 par Marius Blouin

Toujours en librairie : Le Règne machinal (la crise sanitaire et au-delà). Voir ici

Voici, parmi d’autres enquêtes en cours, la suite de La Marée verte et ses épaves, entamée à l’automne 2019, interrompue en février 2020 par l’irruption du virus (vous vous souvenez ? Le covid 19 ?), et dont nous avions publié le premier épisode (ici) en décembre 2021.
Il faudrait bien apprendre à finir et à publier ces multiples écrits avant de se lancer, sans cesse, dans de nouvelles recherches ; mais est-ce possible alors que le cours des choses s’accélère sans cesse également ; et sans cesse nous précipite contre de nouveaux obstacles à connaître et à résoudre. A connaître pour les résoudre.

Ce premier épisode retraçait l’essor de la critique anti-industrielle et du « retour à la nature », en France surtout, entre le bombardement atomique d’Hiroshima, en août 1945, et le premier grand rassemblement anti-nucléaire et écologiste du Bugey, en juillet 1971. Organisé par Pierre Fournier (Hara-Kiri, Charlie Hebdo), Gébé (L’an 01), et le comité Bugey-Cobaye, ce rassemblement de 15 000 marcheurs lançait avec l’écologie politique, la seule idée nouvelle parue en France et dans les pays industriels depuis un demi-siècle. Une idée aussitôt combattue, raillée, dénigrée, falsifiée par les industrialistes et technologistes, de droite comme de gauche, anti ou pro capitalistes, du situationniste Guy Debord et des groupuscules trotskystes et maoïstes au parti pompidolien des autoroutes et de l’immobilier, en passant par les syndicats et partis communistes et socialistes ; tous avides de croissance, d’emploi et de consommation. (...)

En novembre 1972, voici juste 50 toussaints, Pierre Fournier lance La Gueule Ouverte, le journal qui annonce la fin du monde, avant de mourir trois numéros plus tard, en février 1973, à 35 ans, d’un infarctus ; laissant le champ libre aux ennemis de l’écologie (de l’écologie politique), déclarés ou travestis. Soit qu’ils agitent le drapeau vert pour combattre le drapeau vert ; ou qu’ils tentent de nous faire prendre le drapeau rouge, arc-en-ciel ou violet pour le vert.

(Pour lire le texte, ouvrir le document ci-dessous.)


La marée verte et ses épaves - 2 Les technocrates contre l’"écologie"
Version prête à circuler
285.3 ko