Les secrets de Linky

Ce qu’on apprend en infiltrant une réunion de la Métro

dimanche 5 juin 2016 par Pièces et main d’œuvre

Connaissez-vous le maillage IRIS du territoire ? Connaissez-vous l’European Power Exchange ? Connaissez-vous le résultat risible de GreenLys l’expérimentation grenobloise de compteur « intelligent » ?

On sait qu’aujourd’hui la politique est un métier, et citoyen, une occupation à plein temps (quoique bénévole), exigeant des connaissances pointues et une invincible endurance. La plupart de ceux qui s’opposent au déploiement du compteur « intelligent » Linky en font l’expérience. Comme l’ont fait avant eux, ou en même temps, tous ceux qui s’opposent aux innombrables nuisances du capitalisme technologique (incinérateurs, poubelles nucléaires, Center Parcs, cultures transgéniques, etc).

Prenez cette réunion à huis-clos de la Métro de Grenoble (Communauté d’agglomération). Nous n’étions pas censés y assister. Cela se passait « en interne », sur inscription, à l’abri d’un bloc administratif. Seuls les élus et des représentants de quelques associations domestiquées y étaient conviés. Le but de la réunion était de les fortifier face à la fronde d’une partie de la population en leur fournissant des « éléments de langage » afin de faciliter l’acceptation du compteur Linky.

Pour apprendre ce que nous avons appris et vous faire ce compte-rendu, il fallait donc :
1) Etre au courant de cette réunion grâce à LinkyLeaks,
2) Se rendre disponibles au jour et à l’heure dits,
3) Rentrer sans accroc dans le bâtiment et dans la salle de réunion,
4) Maîtriser la novlangue technocratique des « intervenants », ainsi que leur jargon spécialisé, suivant leurs domaines respectifs,
5) Noter, filmer, enregistrer, analyser,
6) Faire des recherches supplémentaires et – ô combien – fructueuses,
7) Rédiger ce compte-rendu et vous l’adresser.


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Il en est bien sûr de même pour tous ceux qui s’engagent un peu contre toutes les dégradations dans leur ville ou leur vie. Quant aux autres, ils ont renoncé à savoir ou préfèrent subir, alléguant le manque de temps, de capacités, de moyens, et se reposent sur les opposants « professionnels » quoique bénévoles.

Pour nos technocrates, nous sommes juste le bétail consommateur qu’il faut gérer et accommoder aux besoins du marché, par ruse ou par force. Ce que nous faisons, nous récalcitrants, ce n’est pas de l’expertise, mais de l’enquête. Nous n’y connaissons rien, ni en rayonnements électromagnétiques, ni en circuits électriques, ni en informatique. Pourtant, en lisant, en restant curieux, en cherchant partout et en faisant des liens entre tous ces domaines, nous perçons peu à peu les secrets de Linky.
Ce n’est pas de l’expertise, c’est de la politique.

(Pour lire le texte, ouvrir le document ci-dessous).

Lire aussi :
- Nous sommes le gibier, Linky le filet
- Linky, la filière grenobloise
- Linky : lettre à ERDF
- Humanité 2.0 : Linky, l’Enfer Vert et le techno-totalitarisme
- IBM et la société de contrainte
- L’Enfer Vert, un projet pavé de bonnes intentions, par TomJo (Editions l’Echappée)


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