Les livres de la collection Négatif

Ici, les livres publiés aux éditions L’Echappée dans la collection Négatif, dirigée par Pièces et Main d’oeuvre. Disponibles chez votre libraire.


Le téléphone portable, gadget de destruction massive

JPEG - 16 ko

C’est le plus foudroyant développement technologique de l’Histoire. En dix ans le téléphone portable a colonisé nos vies, avec l’active participation du public, et pour le bénéfice de l’industrie. Il n’est pas exclu que sa possession devienne obligatoire pour survivre à Technopolis.

Journalistes, sociologues, blablologues peuvent recycler les poncifs des Mythologies de Barthes, mais nulle chose des années soixante n’avait atteint ce statut d’objet à tout faire, à tout vivre.

Ce déferlement signe la victoire du marketing technologique contre les évidences. Non seulement les ravages – écologiques, sanitaires, sociaux, psychologiques – du portable sont niés, mais peu s’imaginent exister sans ce gadget.

A l’échelle planétaire (déchets électroniques, massacres de populations et d’espèces menacées), nationale (surveillance, technification des rapports sociaux, bombardement publicitaire), locale (pollutions, pillage des ressources et des fonds publics) et individuelle (addiction, santé, autisme social) : découvrons le fléau absolu qu’est le portable.

Editions L’Echappée, 2008

96 p., 7 €


Terreur et possession

Enquête sur la police des populations à l’ère technologique

JPEG - 15.8 ko

En 1921, Victor Serge écrit qu’ « il n’est pas de force au monde qui puisse endiguer le flot révolutionnaire quand il monte, et que toutes les polices, quels que soient leur machiavélisme, leurs sciences et leurs crimes, sont à peu près impuissantes… »

- Voire. Mais quand l’Histoire pour l’essentiel, est devenue l’histoire des sciences et techniques, la moindre des choses est d’examiner en quoi celles-ci affectent les anciennes vérités. C’est ce que l’on tente ici en cinq généalogies qui remontent et démontent l’enchaînement de nos désastres. Inventions de la Théorie du complot, du sécuritaire, du contrôle , de la possession technologique, via dispositifs et implants corporels, afin de nous priver de notre libre arbitre au sens le plus physique et matériel, et d’aboutir à « La Société de contrainte » ou techno-totalitarisme.

« L’homme est périssable. Il se peut ; mais périssons en résistant, et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que ce soit une justice. » Sénancour.

Editions L’Echappée, 2008

332 p., 14 €


RFID : la police totale

Puces intelligentes et mouchardage électronique

JPEG - 14.6 ko

Peu de gens encore, hors des laboratoires, des services vétérinaires et de logistique, connaissent les RFID (Radio Frequency Identification), aussi nommées "étiquettes électroniques", "intelligentes", "smart tags", "transpondeurs", "puces à radiofréquences". Ces mouchards nés durant la seconde guerre mondiale supplantent les codes-barres, avant d’envahir tous les objets de consommation, les animaux, les titres de transport et d’identité, les livres des bibliothèques, les arbres des villes, toutes choses de proche en proche, et même de plus en plus d’êtres humains. Sans les nanotechnologies, qui permettent de réduire leur taille et leur prix, les puces RFID n’infesteraient pas nos vies. Bientôt il sera criminel d’extraire de son corps sa puce d’identité.

- Avez-vous quelque chose à vous reprocher ?

Editions L’Echappée, 2008 (nouvelle édition, augmentée, en 2011)

80 P., 6 €


Aujourd’hui le nanomonde

Nanotechnologies : un projet de société totalitaire

JPEG - 16.9 ko

Toutes les puissances high tech sont lancées dans la course aux nanotechnologies. L’objet de celles-ci est la manipulation de la matière, inerte et vivante, aux niveaux les plus élémentaires de l’infiniment petit - atome, molécule, cellule, gène, neurone, bit - afin de produire de nouveaux matériaux, de nouvelles sources d’énergie et de nouveaux procédés industriels. Des centaines d’applications des nanotechnologies servent déjà dans les domaines marchands, policiers et militaires, tandis que dans les laboratoires, les chercheurs travaillent d’arrache-pied à leurs projets d’eugénisme et d’artificialisation : l’homme-machine dans le monde-machine. Les nanomaîtres (scientifiques, politiques, industriels et militaires) prétendent à un pouvoir démiurgique et irréversible sur un monde remodelé à leur guise : le Nanomonde totalitaire de la société de contrainte.

Editions L’Echappée, 2008

424 p., 15 €


A la recherche du nouvel ennemi

2001-2025 : rudiments d’histoire contemporaine

JPEG - 14.7 ko

C’est un lieu commun que dans toute société, l’ordre repose sur le sacrifice de moutons noirs, brebis galeuses et boucs émissaires, désignés à l’unanimité violente des sociétaires. D’où l’intérêt de connaître le nouvel ennemi de la Sécurité globale, cible des stratèges de la Rand Corporation et des "livres blancs" du gouvernement.

Après l’"écoterrorisme", ennemi à peu près imaginaire, produit du FBI et de l’écrivaste Jean-Christophe Rufin (Le parfum d’Adam) ; après le "bioterrorisme", ennemi bien réel issu des laboratoires de l’Etat – comme démontré par l’affaire de l’"anthrax" en 2001 – voici le mauvais Terrien. Réfractaire au "Green New Deal", aux "écotechnologies" ; nanotechnologies, géo-ingénierie, nucléaire et informatisation de la "planète intelligente", cyberville globale où chacun se plie aux règles de la survie technifiée. Sauf à devenir le nouvel ennemi de l’"humanité élargie" : post-humains, transhumains, cyborgs, "Successeurs", "hommes bioniques", "augmentés" et autres "Singularités", qu’on nous assigne désormais comme notre futur inéluctable et désirable.

Huit ans après, le fin mot de la "World War on Terrorism". Ce qu’elle a permis. Ce qui a changé. Ce qui a été perdu sans retour. Et l’avènement de l’Ordre Vert dans un monde en contraction où s’effrondrent les frontières entre local et global, intérieur et extérieur, temps de paix et temps de guerre.

Editions L’Echappée, 2009

213 p., 13 €


Techno, le son de la technopole

par Pièces et main d’oeuvre

JPEG - 20.3 ko

Technopoles, habitat des nouvelles élites, ingénieurs, techniciens, chercheurs ; parcs des nouvelles technologies, robotique, biotech, informatique. Partout, depuis les années 1980, prolifèrent les colonies de la cyberville globale, postes avancés du techno-monde unifié. A cette époque triomphale de l’histoire du machinisme, et à ces hommes-machines si bien de leur temps, il fallait nécessairement une bande-son, expression et célébration de cette fierté machinale, du besoin de donner la cadence et d’y régler leurs organismes, et peut-être de celui de s’éclater, se défoncer, se déchirer, afin de fuir dans la possession leur mécanique condition post-moderne. Sans blague. Entre techno-musique et technopole, il y a bien davantage qu’un préfixe.

Editions L’Echappée, 2011

94 p., 8 €


L’industrie de la contrainte

Par Pièces et main d’oeuvre et Frédéric Gaillard

JPEG - 36.1 ko

IBM, Thales, Clinatec : un filet global de capteurs électroniques, des outils informatiques pour traiter des myriades de données, un laboratoire pour « nous mettre des nanos dans la tête ».

Nous entrons dans la société de contrainte. Au-delà de ce que la loi, les normes sociales et la force brute ont toujours imposé ou interdit aux sans-pouvoir, des innovations issues de l’informatique et des statistiques, des nano et neurotechnologies, des super-calculateurs et de l’imagerie médicale, permettent bientôt la possession et le pilotage de l’homme-machine dans le monde-machine. La gestion de flux et stocks d’objets au lieu de la perpétuelle répression des sujets : macro-pilotage d’ensemble et micro-pilotage individuel. Voilà ce que montre ce livre à travers des cas concrets et leurs effets voulus autant qu’inéluctables. De ces exemples d’un mouvement général, il ressort : que la possession est l’état de ceux que gouverne une puissance étrangère (neuroélectronique), qui les prive de leur libre-arbitre et en fait l’instrument de sa volonté ; que la guerre est une violence destinée à contraindre autrui à faire nos volontés ; que la technologie est la continuation de la guerre, c’est-à-dire de la politique, par d’autres moyens ; que l’innovation accélère sans fin le progrès de la tyrannie technologique. Que nul ne peut s’opposer à l’ordre établi ni au cours des choses, sans d’abord s’opposer à l’accélération technologique.

Ceux qui écrivent à l’enseigne de Pièces et main d’œuvre considèrent la technologie comme le fait majeur du capitalisme contemporain, de l’économie planétaire unifiée. Ils ont publié à l’Echappée A la recherche du nouvel ennemi. 2001-2025 : rudiments d’histoire contemporaine ; Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies : un projet de société totalitaire ; Terreur et possession. Enquête sur la police des populations à l’ère technologique.

Frédéric Gaillard est un semi-urbain trentenaire qui peine à trier ses déchets.

Editions L’Echappée, octobre 2011

126 p., 9 €


Les Esperados

Une histoire des années soixante-dix

JPEG - 44.4 ko

Suivi de Le troupeau par les cornes - Autoportrait d’une époque en jeune homme

Par Yannick Blanc

Quand Pierrot arriva à Rochebesse ce soir-là, il venait de braquer une banque et d’abattre trois personnes dont un flic. Lui-même n’était plus qu’un cadavre ambulant, de la viande pour la guillotine. En moins de trois heures, il était devenu « le tueur fou de l’Ardèche », comme diraient les journaux, et la terreur bloquait son cerveau sur les scènes de ce cauchemar…

Vivre sa vie. Retour à la terre. En communauté. Aller jusqu’au bout. Ce fut l’année du pic, du paroxysme, la plus sinistre, la plus terrible depuis dix ans. Ce fut l’année de l’explosion finale. L’année des punks, de Malville, des autonomes ; l’année du P38 et de « la bande à Baader », des assassinats de Tramoni et de Hans Martin Schleyer, des attentats en Italie et des babes au Larzac. Ce fut l’année 77 : l’année de Pierre Conty et des « tueurs fous de l’Ardèche ».

Ce livre est une histoire vraie ; c’est-à-dire qu’il s’appuie sur un an d’enquête et cent cinquante témoignages. Voici la dérisoire épopée d’une poignée de soixante-huitards, cas particulier d’un désastre général.

Yannick Blanc a tout fait comme tout le monde, et il n’a pas dépareillé le lot de ses semblables. Parmi ses autres livres : Ouvrez pour moi le ciel ! (ed. Noël Blandin), et Enquête sur la mort de Gilgamesh (ed. Le Félin).

Editions L’Echappée, octobre 2011

299 p., 14 €


Un siècle de progrès sans merci

par Jean Druon

GIF - 8.6 ko

Connaissez-vous h ou la constante de Planck ? À moins d’être physicien, il y a fort à parier que non. Introduite en 1899, elle a pourtant influé sur les récentes péripéties de la vie sur Terre plus qu’aucun autre événement scientifique, politique ou économique. Ce livre part du postulat qu’il est impossible de comprendre l’histoire contemporaine sans prendre en compte le développement des connaissances rationnelles et des idéologies qui accompagnent ces progrès. L’histoire du XXe siècle est ici retracée à partir de la découverte par les physiciens berlinois de cette quatrième constante universelle, qui va modifier notre représentation du monde et devenir l’une des principales clés de la domination techno-scientifique : le XXe siècle comme on ne l’avait encore jamais raconté.

Soudain, grâce à cette clé universelle, tout s’explique. Tout, du moins, des soubassements et déterminations matérielles de l’époque contemporaine. Mais que reste-t-il du facteur humain face au Progrès sans merci et que pèsent toutes les histoires restées silencieuses ?

Ancien ingénieur, Jean Druon s’attache à documenter ce qui arrive. Il a notamment réalisé la version film de "Un siècle de Progrès sans merci", ainsi que "Alerte à Babylone" et dernièrement "Ici et là, quelques choses de notre histoire".

Editions L’Echappée, 2009

188 p., 12 €


Le soleil en face

Rapport sur les calamités de l’industrie solaire et des prétendues énergies alternatives

JPEG - 43.2 ko

Par Frédéric Gaillard.

Depuis le « choc pétrolier » de 1973, et plus encore depuis les catastrophes de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011), les énergumènes qui nous gouvernent sont à la recherche d’ « énergies alternatives » : géothermie, biomasse, éolien, hydrogène, etc. Mais le véritable Graal de cette quête d’un combustible inépuisable et à vil prix reste l’énergie solaire qui, sauf imprévu, nous alimente pour encore 4,5 milliards d’années.

L’énergie c’est le « power » dit l’anglais qui confond les deux notions dans le même mot. Sur toute la planète, dans tous ses laboratoires, le complexe scientifico-industriel s’est lancé dans une course éperdue aux technologies solaires les plus puissantes, les plus rentables, les plus complexes, les plus centralisées, les plus destructrices. En France, c’est le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA-EA) qui mène cette course avec ses rejetons et partenaires. Et voilà comment les pillards de pétrole et d’uranium fossiles s’accaparent maintenant le soleil. C’est dire que les rêves d’énergie solaire artisanale et individuelle, à la mode de L’an 01 et des premiers numéros de La gueule ouverte sont déjà cuits. Le soleil ne brillera pas pour tout le monde.

Après les sacrifiés à l’idole nucléaire voici ceux du nouveau culte solaire : expropriés des « terres rares », des terres agricoles, des steppes et déserts réquisitionnés pour les centrales solaires, victimes des ravages environnementaux – chimiques notamment-, de cette nouvelle industrie. Les cobayes du laboratoire planétaire, eux, devront toujours leur énergie à une techno-caste spécialisée et toute-puissante.

Frédéric Gaillard est un semi-urbain trentenaire qui peine toujours à trier ses déchets depuis son dernier ouvrage, en collaboration avec Pièces et main d’œuvre : L’Industrie de la contrainte (L’Echappée, 2011).

Editions L’Echappée, 2012

157 p. 11 €


Sous le soleil de l’innovation, rien que du nouveau !

suivi de Innovation scientifreak : la biologie de synthèse

JPEG - 91 ko

par Pièces et main d’oeuvre.

Ce que chacun doit savoir sur la perpétuelle expansion et régénérescence du capitalisme.

Tout le monde le crie ; de L’Usine nouvelle au Monde diplomatique ! De la bourse du travail à la Chambre de commerce et d’industrie ! De l’école de management à la Maison de la Nature, en passant – oh oui, surtout - en passant par la Mairie, le Conseil général, la Région, le Ministère, l’Université, l’Europe, la boîte ! – « Sans l’innovation, on est foutu ! » L’innovation ou la mort ! L’innovation partout, par tous, pour tous, tout le temps !

Sous le soleil de l’innovation :
- Une histoire du capitalisme à l’infini.
- Une histoire de l’accélération technologique.
- Une histoire industrielle et militaire et militaro-industrielle ; une histoire du complexe scientifico-militaro-industriel.
- Une histoire de la liaison recherche-industrie-politique.
- Une histoire du pouvoir –politique- toujours et avant tout !
- Une histoire historique !

Avec des personnages inoubliables, des décors somptueux, des paysages grandioses, de l’action, des guerres, du sang, du sentiment, des rebondissements !

Attention ! Ceci est une histoire vraie, tirée de faits et de personnages réels ! Toute coïncidence avec des évènements, des personnes, des situations ayant réellement existé ne peut donc être l’effet du hasard : c’est vrai ! Attention ! Cette histoire présente des scènes politiquement explicites susceptibles de choquer la sensibilité progressiste, notamment de personnes d’obédience libérale ou communiste, de gauche ou de droite, patronale ou salariale, syndicale, associative et même quelques autres. Nous déclinons toute responsabilité pour les crises de stupeur indignée et de fureur stupéfaite.

Ceux qui écrivent à l’enseigne de Pièces et Main d’œuvre, depuis dix ans et dix livres, n’ont pas d’autre but que de rendre la tyrannie technologique plus tyrannique encore, en l’imposant à la conscience ; et la honte prométhéenne, plus honteuse encore, en matraquant sa publicité.

Editions l’Echappée, parution 15 février 2013

(208 p., 12 €)


Il faut vivre contre son temps

Entretiens avec Article 11 ; Bibliothèque(s) ; CQFD ; La Décroissance ; Entreprises Rhône-Alpes ; Ekintza Zuzena ; L’Humanité : Le Monde ; Ragemag ; Réfractions : SIlence ; Slate ; La Spirale ; Tout est à nous ; Valeurs Vertes

JPEG - 29.2 ko

Par Pièces et main d’oeuvre.

Nous n’établissons pas ici de principes. Nous disons ce que nous avons fait et non pas ce que nous ferons lors de circonstances futures et en raison de considérations nouvelles. Nous publions ce recueil d’entretiens pour qu’un lecteur curieux de la critique des technologies sache ce que nous avons vraiment dit. Comme une introduction à la quinzaine de livres que nous avons écrits avec nos amis, aux Editions de L’Echappée, et au Monde à l’Envers. Mais un lecteur, c’est déjà un ami. Comment atteindre avec des mots, désormais, ces masses qui n’ont plus de mots, privées de langage par des décennies de destruction scolaire et de divertissement industriel ?

(Service compris - 214 p., 7 €. Pour commander ce livre, voir ici)