Linky ou l’arnaque

jeudi 14 avril 2016 par Pièces et main d’œuvre

D’abord, rendez-vous aux habitants de toute la cuvette, le samedi 30 avril, à 14 h, place Félix Poulat, à Grenoble, pour un rassemblement d’information et de refus du compteur Linky (voir l’invitation ci-dessous).

Ce rassemblement est organisé par Grenoble anti-Linky, qui réunit pour la circonstance des opposants de toute la métropole grenobloise, afin de dénoncer le soutien des élus aux coups de force et mensonges d’ERDF.

Il se passe dans toutes les communes de l’agglo ce qui se passe dans toutes les villes du pays. Un mouvement étonnamment vif et multiple de groupes et d’individus qui cherchent, s’informent, échangent, et refusent de s’en laisser conter face à la morgue des technocrates, élus et experts.

Certains maires et conseillers municipaux partagent le refus des réfractaires. Devant cette fronde grandissante, ERDF tente de passer en force et en vitesse.
A Saint-Nizier, Eybens, Echirolles, Saint-Martin-d’Hères, Pont-de-Claix, Fontaine, Seyssins, La Villeneuve, etc., des gens tâchent de résister aux pressions, menaces et harcèlements téléphoniques de ERDF et aux « visites » des techniciens qui n’hésitent pas à changer les compteurs en leur absence.

ERDF achète avec notre argent des publicités mensongères dans Le Daubé, qui publie en prime les boniments d’Olivier Masset, directeur d’ERDF Isère (13/03/2016, 14/04/2016). Ce sont ces publicités mensongères que nous avons corrigées et retournées dans notre appel à rassemblement.

Les opposants à Linky ont déjà maintes fois exposé leurs raisons sanitaires, économiques, politiques ; ainsi que leur refus de confier leurs données personnelles à ERDF.

Nous, Pièces et main d’œuvre, nous soulignons le rôle du techno-gratin dans la décision politique de faire Linky (notamment François Brottes et Geneviève Fioraso, députés socialistes de l’Isère) ; ainsi que le rôle technologique du « Laboratoire grenoblois » dans la fabrication locale de Linky par l’entreprise CG à Fontaine (notamment GEG, Schneider Electric, l’INPG, CapGemini, STMicroelectronics, Atos Worldgrid, etc.)

Il est normal qu’Eric Piolle, le maire « écologiste » de Grenoble, ancien cadre de Hewlett-Packard, que Renzo Sulli, maire communiste d’Echirolles, que les élus rouges, roses, verts de la Métro soutiennent l’imposition du compteur Linky au nom de « la transition énergétique ». Face aux catastrophes provoquées par 200 ans de ravage industriel, les technocrates n’ont qu’une solution : la fuite en avant technologique.

Le compteur Linky, « intelligent », n’est qu’une maille de la Smart City, « intelligente » ; de la ville-machine dans un monde-machine où ils veulent nous enfermer, hommes-machines et si faciles à piloter. Bref, l’Enfer Vert est pavé de bonnes intentions.

Quant à nous, simples humains, nous entendons garder la maîtrise de nos vies et ne pas nous en remettre aux systèmes, si « intelligents » soient-ils.

(Pour lire l’appel au rassemblement contre Linky du 30 avril, ouvrir le document ci-dessous.)

Lire aussi :
- Linky, la filière grenobloise
- Linky : lettre à ERDF
- Humanité 2.0 : Linky, l’Enfer Vert et le techno-totalitarisme
- IBM et la société de contrainte
- L’Enfer Vert, un projet pavé de bonnes intentions, par TomJo (Editions l’Echappée)


Rassemblement contre Linky Grenoble 30 avril
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