mercredi 31 août 2011 par Pièces et main d’œuvre
Depuis janvier 2003, nous enquêtons sur les nanotechnologies. Depuis 2004, cette enquête nous a conduit à nous intéresser aux puces RFID et à dénoncer cette application des nanotechnologies dans nombre de textes et d’interventions publiques : débats à Grenoble et dans toute la France, perturbation du Salon RFID de Marseille en juin 2009, occupation du Pôle Traçabilité de Valence avec des membres de la Confédération paysanne en novembre 2009, publications de livres, film, etc.
En mars 2006, lorsque nous avons publié notre premier texte consacré à ces mouchards électroniques (http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...), de rusés chercheurs prétendaient encore que les RFID n’avaient rien à voir avec les nanos – voire qu’on ne pouvait loger une antenne sur de si minuscules supports. En fait, ils savaient déjà que la dissémination massive des RFID, leur miniaturisation et la baisse de leur coût de production étaient impossibles sans les nanotechnologies.
Il aura fallu cinq ans pour que le puçage électronique généralisé par RFID émerge comme sujet d’inquiétude dans la presse et les réunions publiques, au-delà des cercles militants. Le temps que des bibliothécaires, des éleveurs, des agents EDF, des usagers des transports en commun et de services publics se trouvent pris dans les mailles du filet électronique, dans l’exercice de leur propre métier et dans leur vie quotidienne.
Aujourd’hui, IBM infeste la télé, la presse et les panneaux d’affichage de sa publicité pour “une planète intelligente”. Et vend aux pouvoirs publics et privés des “solutions” de puçage universel.
En 2008, nous écrivions en conclusion de notre livre RFID : la police totale. Puces intelligentes et mouchardage électronique (éditions l’Echappée) (http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... ) :
“Que pouvons-nous ? Refuser toutes les cartes, de transport, de fidélité, de paiement, d’identité, à RFID. Fuir les magasins qui taggent leur marchandise. Soutenir les éleveurs qui refusent de pucer leurs animaux. Inventer des moyens de sabotage des puces et des lecteurs. Sommer les associations, syndicats, partis, médias, de se battre contre le mouchardage universel. Fermer, saboter, raser les laboratoires de la police totale.” Cette conclusion vaut toujours.
(Livre disponible en librairie.)
On peut aussi voir et faire voir le film RFID : la police totale (28’ - Disponible sur http://websuterfuge.free.fr/rfid.html ou à télécharger ci-dessous.)
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A lire aussi sur ce sujet, parmi bien d’autres textes :
Troubles d’opinion au salon de la RFID à Marseille
IBM et la société de contrainte
Des moutons et des hommes
Occupation du Pôle Traçabilité de Valence
La vie “sans contact” à Lille
Appel de bergers à refuser le puçage électronique
Entretien avec la revue “Bibliothèque(s)”