Toujours en librairie :Aujourd’hui le nanomonde. Nanotechnologies, un projet de société totalitaire


« Fomenter : Du latin fomentare (« entretenir le feu »), de fomentum (« aliment pour entretenir le feu », « cataplasme, calmant »), de fovere (« chauffer »). » Fig. Susciter, exciter, ou entretenir (un sentiment ou une action néfaste). Fomenter la discorde. »

Donc, le 1er juin 2006, à Grenoble, eut lieu cette manifestation demeurée « fameuse » dans un certain milieu.
Fameuse, peut-être, comme un feu que nous aurions mis quatre ans à construire , et autour duquel bivouaquèrent quatre jours durant un millier de gens d’ici et d’ailleurs, de maintenant et d’avant, d’activistes et d’observateurs d’obédiences diverses, mais tous frappés de cette irruption de la critique sociale dans les sciences et technologies ; de l’intensité et de la densité des discours et discussions durant ces quatre jours à la Bifurk, le hangar associatif qui hébergeait les assemblées, les réunions, les repas, les veillées et nuitées ; saisis de la multiplicité et de la variété des faits et gestes en divers lieux de la ville ; de l’agressive pression policière en ville et à la Bifurk, avant, pendant et après la manifestation.
Il y avait bien là de quoi marquer les esprits et, jusqu’aujourd’hui encore, susciter des échos et des réflexions sur cette énigmatique manif de Minatec. Qu’avait-elle donc de singulier cette pauvre petite manif, peu nombreuse, peu bruyante, peu animée, peu vigoureuse - mais sombre, anxieuse, lente et mutique comme un cortège funèbre - pour provoquer de tels affects chez ses participants, un tel effroi, une telle hargne des autorités.

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Lire aussi : 2000-2006 : la manif de Minatec pour ceux qui n’y étaient pas