Toujours en librairie : Nord c’est noir et De la technocratie. La classe puissante à l’ère technologique


Tant que les « antifas » buveurs de canettes organisaient des soirées « Houmous & Climat » pour embrigader des Youth for Climate, la farce oscillait entre comique et pathétique. Mais à Lille, les collectifs L’Offensive, OnEstLaTech et leurs vitrines « antifas » se sont associés aux Soulèvements de la Terre et à Extinction-Rébellion pour éructer, le 16 décembre 2025, une diatribe d’une rare violence, non pas contre des fachos ou des criminels de l’environnement, mais contre le groupe Anti-Tech Résistance et nos amis de Pièces et main d’œuvre. « Nous lançons donc l’alerte : le refoulé fasciste de l’écologie prend forme, alors aucune pitié. » Ce qui, à l’heure des tabassages à mort, ne veut pas rien dire.

On ne répondra pas exhaustivement aux calomnies techno-gauchistes contre l’écologie radicale, sans cesse recyclées depuis des dizaines d’années. Ni à celles qui depuis deux ou dix ans dénoncent bruyamment de prétendus liens entre écologie et extrême-droite. On sait qu’historiquement – et aujourd’hui plus que jamais – l’extrême-droite est bien davantage technologiste qu’écologiste.
Quant aux fausses alertes des techies lillois, Nicolas Casaux, sur le site Le Partage, a cruellement disséqué « L’"antifascisme" des cadres de la mégamachine ». Il leur faudra bien répondre un jour à Engels, leur père fondateur du « socialisme scientifique », reconnaissant benoîtement en 1872, dans un article intitulé « De l’Autorité », « le caractère tyrannique du machinisme automatisé ». – Mais la tyrannie, la technocrature, c’est précisément à quoi aspirent nos alter-machinistes de OnEstLaTech & cie, qui aspirent simplement à s’emparer des commandes du monde Machine.

Ces intimidations, menaces, amalgames avec l’activisme d’extrême-droite, participent d’une entreprise hégémoniste de mise au pas sous couvert d’« antifascisme ».
Voyez par exemple ce communiqué d’une « Coordination Féministe Antifasciste » à propos d’une série d’agressions de la Jeune Garde lyonnaise, et ce « Retour sur la bagarre du 1er Mai sur la place Colbert » (à Lyon), par « Des militants-x-s antifascistes, autonomes et anarchistes », publiés sur Rebellyon et sur d’autres sites, le 25 mai 2022.
Ces rixes entre groupes néo-gauchistes/néo-bolcheviques dévoilent crûment leur rivalité pour s’approprier le totem de l’antifascisme, afin d’imposer leur emprise sur toutes les mouvances contestataires, au nom de la priorité antifasciste.

Revenons à Lille où l’on connaît suffisamment les auteurs de cette éructation et leurs CV respectifs, pour révéler l’arnaque de l’« écologie sociale » qu’ils défendent avec La France insoumise aux prochaines municipales. On comprend mieux dès lors le mécanisme de ces individus, collectifs et médias « techno-progressistes » et leur besoin de calomnier l’écologie radicale.

(Pour lire le texte, ouvrir le PDF ci-dessus.)

Lire aussi :
 Skirda ou la mémoire des vaincus
 Du coup
 Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants
 Des transhumanistes échouent à empêcher une causerie de Pièces et main d’œuvre
 Contre la censure et l’intimidation dans les espaces d’expression libertaire