En librairie : Nord c’est noir, par Tomjo, et De la technocratie. La classe puissante à l’ère technologique, par Marius Blouin.


A compter des années 1830, les réseaux ferrés lancent véritablement l’industrialisation de la France, que les « locomotives de l’histoire » emportent sur « les rails du progrès ». Aux manettes, les polytechniciens, dont l’ardeur est fouettée par les prêcheurs saint-simoniens. On a vu dans les chapitres précédents comment ces derniers s’étaient faits les passeurs de l’orangisme ; les voici désormais en action, à la tête des compagnies de chemins de fer et de l’Empire. C’est avec et sous Louis-Napoléon Bonaparte, cet empereur imbu de « socialisme » - comprenez, de dirigisme économique et de développement industriel - que le gouvernement technocratique s’impose concrètement et sans retour en France. C’est le progrès. Mécanique. Triomphal. En avant toute vers l’avenir radieux où tous les peuples n’en feront plus qu’un, où l’on sera tous frères, filant tous ensemble avec une rectitude mathématique, tels les rouages, les bielles et les pistons d’une immense machine s’enroulant harmonieusement.

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Chapitres 1 à 3.
Chapitres 4 et 5.
Chapitre 6.
Chapitre 7.
Chapitre 8.
Chapitre 9.
Chapitre 10.
Chapitre 11.
Chapitre 12.
Chapitre 13.
Chapitre 14.
Chapitre 15.
Chapitre 16.
Chapitre 17.
Chapitre 18.