Toujours en librairie : De la technocratie. La classe puissante à l’ère technologique
Dans le flot des recensions ayant salué la sortie de De la technocratie. La classe puissante à l’ère technologique (Marius Blouin), en 2023, celle-ci, pourtant copieuse, nous avait échappé. Nous ne connaissons pas son auteur, ni le site greenwashingeconomy.com qui l’a publiée. Nous sommes tombés dessus par hasard et nous l’avons trouvée assez fidèle et pertinente, malgré des approximations, pour la reproduire ici (en cinq parties).
Hasard et coïncidence, Guillaume Carnino, ancien ingénieur informatique et libertaire, devenu historien des sciences et techniques, vient de publier trois ans plus tard, une critique du néo-bolchevisme technologique sur Terrestres, le site des universitaires écologistes. Celle-ci étrille avec une réjouissante alacrité le programme de La France Insoumise, tel qu’exposé par l’économiste Cédric Durand (Comment bifurquer ? Les principes de la planification écologique, La Découverte 2024) et le sociologue Razmig Keucheyan (Faut-il se passer du numérique pour sauver la planète ? Amsterdam, 2025), à l’Institut La Boétie, le think tank de Mélenchon.
Mais Tomjo avait déjà livré en 2013 une « critique de la planification technologique », toujours lisible sur www.piecesetmaindoeuvre.com
Quoi de neuf en un siècle ? L’emballement technologique. L’archéo-bolchevisme, lui-même héritier du « socialisme scientifique » de Marx et d’Engels, se condensait dans le mot d’ordre « les soviets + l’électricité ». Le néo-bolchevisme 2.0 de Durand et Keucheyan répète obtusement « les soviets + Internet », cependant que Mélenchon se vante de diriger son parti depuis son smartphone.
Nos techno-bolcheviques n’ont rien appris, rien oublié en un siècle. Même morgue scientiste, même mépris des « externalités négatives », même volonté de puissance, même brutalité militaro-politique. Le seul autre monde qu’ils envisagent possible, c’est celui où ayant pris le pouvoir au nom de la technocratie dirigeante, ils réaliseront enfin le « cyber-communisme » par la fusion avec la « Machinerie générale ».
Pour lire la recension, ouvrir le PDF ci-dessus.
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