D’Amiens-nord à Blanquefort, délivrons les ouvriers, fermons les usines !

mercredi 7 juin 2017 par Hors Sol & Pièces et main d’oeuvre

Tous les cinq ans, la classe ouvrière s’invite dans les débats électoraux. C’était les aciéristes de Florange en 2012, les fabricants de sèche-linge Whirlpool cette année. Ce qui n’est jamais débattu en ces occasions, c’est l’utilité même de ces activités industrielles, ni même leurs conséquences sanitaires et écologiques. L’emploi n’a pas d’odeur et nos salaires valent plus que nos vies. Rappelons aux promoteurs de l’automobile, Philippe Poutou, François Ruffin, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen – et à leurs électeurs – que la voiture est le moyen de transport le plus nocif, le plus coûteux et le plus lent que l’industrie ait produit à ce jour.

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Personne ne veut que les ouvriers soient pressés et jetés comme des serpillières après usage. Non plus que les paysans hier ou les employés demain, remplacés par des machines. Mais jusqu’à quel niveau de « production et de partage des richesses » va-t-on repousser les questions de vie ou de mort ? Que produire, comment, et pour quels besoins ? Des questions sans doute trop simples pour les partisans d’« un autre monde », mais que chacun peut se poser plus facilement que celles des taux de change, d’intérêt ou d’investissement.

Quand Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin, quand le NPA, Lutte Ouvrière, les Insoumis, et tous les progressistes et industrialistes poseront vraiment ces questions, sans remettre les réponses après la révolution, ni feintes de circonstances pour récupérer les électeurs écolos, nous partagerons avec eux - comme nous le faisons déjà avec toute personne intéressée- le trésor de critique amassé depuis deux siècles par les ouvriers luddites, les poètes romantiques et les théoriciens radicaux.

A bas l’emploi !
Grève générale des achats !
Terre et Liberté !

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Fermons les usines
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