L’invention du contrôle

ou les complots du pouvoir

mardi 3 juillet 2007 par Pièces et main d’œuvre

Après "L’invention de la théorie du complot" et "L’invention du sécuritaire", voici notre avant-dernière livraison consacrée à la gestion policière des populations à l’ère technologique : "L’invention du contrôle, ou les complots du pouvoir".

Le contre-rôle (XIVe siècle), c’est le registre tenu en double de ceux que l’on a enrôlés, c’est à dire inscrits sur un rôle, un parchemin roulé, afin de les appeler et de s’assurer de leur présence (roll call en anglais) ; notamment soldats et prisonniers. Le sens du mot contrôle a depuis connu une inflation extrême, d’abord en anglais où il en est venu à signifier, surveillance, maîtrise, commande, pouvoir (self-control, birth control, remote control). « Celui qui a le contrôle du passé, disait le slogan du Parti, a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. » (« 1984 ») Puis en français via des traductions fautives, mais le sens correct demeure celui de vérification. (cf. Dictionnaire de vocabulaire technique et critique de la philosophie. A. Lalande. P.U.F)

Quand l’Histoire, pour l’essentiel, est devenue l’histoire des sciences et techniques, la moindre des choses est d’examiner en quoi celles-ci affectent les anciennes vérités.

Ce sont désormais des rôles électroniques qu’il faut détruire pour abolir le contrôle. Et c’est donc cette destruction, pleine et sans retour, que l’opposition fragmentée et parcellaire, aux pièces d’identité biométriques et électroniques, au fichage ADN, à la biométrie, aux RFID, à la vidéosurveillance, doit imposer à la CNIL, et obtenir par tous les moyens nécessaires.

Le contrôle, cependant, n’épuise pas la panoplie des moyens de gestion policière à l’ère technologique : détection, traçabilité, contention ; dont traitera une ultime livraison.

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