L’invention de la "théorie du complot"

Ou les aveux de la sociologie libérale

vendredi 20 avril 2007 par Pièces et main d’œuvre

Des faits parmi d’autres. Dix-neuf ans après sa fermeture, Le Nouvel Observateur révèle l’existence d’une base française d’essais d’armes chimiques de plusieurs milliers de kilomètres carrés dans l’Algérie indépendante. (23/10/1997)
Décembre 2002, Laurence Alavoine, ingénieur habilitée secret défense, disparaît dans des circonstances éclairantes sur les affaires nucléaires de son employeur, Schneider Electric. Et à propos, on ne trouve toujours pas l’Institut Laue-Langevin sur la carte de Grenoble, dans les panneaux Decaux. C’est pourtant une curiosité unique au monde, et digne d’être signalée, qu’un réacteur nucléaire en pleine ville.
N’en parlez pas au maire, Michel Destot, il a réponse à tous les soupçons. « Faire croire que l’on imposerait un « nanomonde » totalitaire à la population sans débat préalable relève non seulement de la manipulation mensongère mais aussi d’une forme de paranoïa politique bien connue, qui s’appuie sur le théorie du complot, la haine des élites, des élus, des responsables. » (Les Affiches. 2 juin 2006)

Les pages suivantes sont consacrées à l’invention de « la théorie du complot » par la sociologie libérale (Popper, Boudon, Taguieff), et faussement attribuée à la contestation radicale. Mais l’on verra aussi comment ces dénégations de complots constituent finalement un aveu, et comment cette « théorie du complot », débarrassée de ses traits caricaturaux, peut servir à comprendre la marche réelle des affaires.

Cette livraison constitue la première d’une série sur la gestion policière des sociétés à l’ère technologique.

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