Parution de "Terreur et possession. Enquête sur la police des populations à l’ère technologique" et "Le téléphone portable, gadget de destruction massive"

vendredi 30 mai 2008 par Pièces et main d’œuvre

Voici deux ans, le 1er juin 2006, se déroulait à Grenoble la première manifestation contre les nanotechnologies, et contre l’inauguration de Minatec - "premier pôle européen de micro et nanotechnologies".

Les commémorations ne sont pas notre fort. Nous avons préféré chercher de nouveaux éléments d’enquête et d’analyse contre les nécrotechnologies.

Les Editions L’Echappée publient ces jours-ci deux livres de Pièces et Main d’oeuvre :

- "Terreur & Possession - Enquête sur la police des populations à l’ère technologique" (334 pages, 14 euros).

En 1921, Victor Serge écrit qu’« Il n’est pas de force au monde qui puisse endiguer le flot révolutionnaire quand il monte, et que toutes les polices, quels que soient leur machiavélisme, leurs sciences et leurs crimes, sont à peu près impuissantes… » – Voire. Mais quand l’Histoire, pour l’essentiel, est devenue l’histoire des sciences et techniques, la moindre des choses est d’examiner en quoi celles-ci affectent les anciennes vérités. C’est ce que ce livre s’applique à faire en cinq généalogies qui remontent et démontent l’enchaînement de nos désastres : inventions de la Théorie du complot, du sécuritaire, du contrôle, de la possession technologique, via dispositifs et implants corporels, afin de nous priver de notre libre arbitre au sens le plus physique et matériel, et d’aboutir à « La Société de contrainte » ou techno-totalitarisme.

- "Le portable, gadget de destruction massive" (nouvelle version revue et augmentée), suivi de "Rendez-nous notre objet d’aliénation favori !" (94 pages, 7 euros).

C’est le plus foudroyant développement technologique de l’Histoire. En dix ans le téléphone portable a colonisé nos vies, avec l’active participation du public, et pour le bénéfice de l’industrie. Ce déferlement signe la victoire du marketing technologique contre les évidences. Non seulement les ravages – écologiques, sanitaires, sociaux, psychologiques – du portable sont niés, mais il n’est pas exclu que sa possession devienne obligatoire pour survivre à Technopolis.
À l’échelle planétaire (déchets électroniques, massacres de populations et d’espèces menacées), nationale (surveillance, technification des rapports sociaux, bombardement publicitaire), locale (pollutions, pillage des ressources et des fonds publics) et individuelle (addiction, détérioration de la santé et autisme social), découvrons ce gadget devenu fléau absolu.

Disponibles en librairie ou sur commande aux Editions L’Echappée (www.lechappee.org) : 32 avenue de la Résistance - 93100 Montreuil

lechappee (AT) no-log.org